Silverrudder
Bonjour
Tous les ans, en septembre une course est organisée en solitaire autour de l'ile de Funen au sud est du Danemark. Le parcours fait environ 150 Nm.
Les bateaux monocoques sont classés en 4 catégories selon leur longueur. Les multicoques sont également répartis en deux catégories: petits et grands. Il n'y a pas de temps compensé. Le premier arrivé dans sa catégorie gagne.
Il y a aussi, pour chaque catégorie, un record à battre d'une année sur l'autre sur le temps minimum pour effectuer le parcours : c'est les fameux Silverrudders que l'on garde tant que son record n'a pas été battu.
Il y a un maximum de 450 bateaux inscrits et les place sont prises en quelques heures, voir moins.
Cette course mélange des croiseurs amateurs, des régatiers expérimentés et des skippers professionnels. Les chantiers nordiques utilisent cette course pour promouvoir leur produits.
Comme la seule mesure utilisée est la longueur de la coque, certains bateaux ont des gréements surdimensionnés, des codes zéros... car assez souvent la météo est clémente et il y a des effets de site...
Une autre caractéristique de cette course est que les petits, la classe mini, partent en premiers avec un départ ensuite toute les demi-heures. Le résultat est que pendant au moins le premier tiers de la course, il y a une énorme densité de bateaux ayant des performances différentes. Il n'est donc pas question de se reposer quelques minutes pour anticiper une nuit difficile.
L'édition 2026 était intéressante, pour moi, à double titre.
D'une part c'était une édition ventée avec des vents montant jusqu'à 32 kts en rafale. Le vent était du sud-ouest rafaleux et virant au sud en fin de nuit (donc encore plus de près !). Le tour de l'ile se faisait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. La 1ère journée a été un long bord de travers, au Nord-Est de l'ile, bon-plein sous le vent de l'ile et donc avec des variations de vent en force et en direction. La nuit, au Nord-Ouest et à l'Ouest de l'ile, s'est faites au près contre le clapot et un peu de courant avec un passage étroit entre la terre et l'ile. La matinée du deuxième jour, au sud de l'ile) était du près, quasiment sur un bord, dans du vent fort. L'après-midi était un débridé dans du vent fort au Sud-Est de l'ile.
D'autre part quatre Maxi 77, un joli bateau de croisière de 7,70 m de long, étaient inscrits en classe mini. L'un d'entre eux, Ilvy, a été transformé en gréement de jonque.
C'est donc l'occasion de comparer, in situ, les performances d'un bateau gréé en jonque avec des bateaux gréés en Bermudien.
Un des bateaux, bien qu'il ait été présent sur le site, n'a pas pris le départ; trop de vent pour lui.
Il restait quand même trois bateaux à comparer sur un temps navigation de 24 heures à toutes les allures.
Le tracking de la course est disponible sur le site et pour chaque bateau d'une classe, à chaque instant l'on dispose de la distance au premier (DTL) encore en course. Si l'on prend soin de comparer les trois bateaux à la même heure, cette valeur de distance au premier peut, en première approximation, permettre de calculer (en utilisant une variation de distance au premier entre deux bateaux sur une période temps) un différentiel de VMG (Velocity Made Good).
Tous les ans, en septembre une course est organisée en solitaire autour de l'ile de Funen au sud est du Danemark. Le parcours fait environ 150 Nm.
Les bateaux monocoques sont classés en 4 catégories selon leur longueur. Les multicoques sont également répartis en deux catégories: petits et grands. Il n'y a pas de temps compensé. Le premier arrivé dans sa catégorie gagne.
Il y a aussi, pour chaque catégorie, un record à battre d'une année sur l'autre sur le temps minimum pour effectuer le parcours : c'est les fameux Silverrudders que l'on garde tant que son record n'a pas été battu.
Il y a un maximum de 450 bateaux inscrits et les place sont prises en quelques heures, voir moins.
Cette course mélange des croiseurs amateurs, des régatiers expérimentés et des skippers professionnels. Les chantiers nordiques utilisent cette course pour promouvoir leur produits.
Comme la seule mesure utilisée est la longueur de la coque, certains bateaux ont des gréements surdimensionnés, des codes zéros... car assez souvent la météo est clémente et il y a des effets de site...
Une autre caractéristique de cette course est que les petits, la classe mini, partent en premiers avec un départ ensuite toute les demi-heures. Le résultat est que pendant au moins le premier tiers de la course, il y a une énorme densité de bateaux ayant des performances différentes. Il n'est donc pas question de se reposer quelques minutes pour anticiper une nuit difficile.
L'édition 2026 était intéressante, pour moi, à double titre.
D'une part c'était une édition ventée avec des vents montant jusqu'à 32 kts en rafale. Le vent était du sud-ouest rafaleux et virant au sud en fin de nuit (donc encore plus de près !). Le tour de l'ile se faisait dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. La 1ère journée a été un long bord de travers, au Nord-Est de l'ile, bon-plein sous le vent de l'ile et donc avec des variations de vent en force et en direction. La nuit, au Nord-Ouest et à l'Ouest de l'ile, s'est faites au près contre le clapot et un peu de courant avec un passage étroit entre la terre et l'ile. La matinée du deuxième jour, au sud de l'ile) était du près, quasiment sur un bord, dans du vent fort. L'après-midi était un débridé dans du vent fort au Sud-Est de l'ile.
D'autre part quatre Maxi 77, un joli bateau de croisière de 7,70 m de long, étaient inscrits en classe mini. L'un d'entre eux, Ilvy, a été transformé en gréement de jonque.
C'est donc l'occasion de comparer, in situ, les performances d'un bateau gréé en jonque avec des bateaux gréés en Bermudien.
Un des bateaux, bien qu'il ait été présent sur le site, n'a pas pris le départ; trop de vent pour lui.
Il restait quand même trois bateaux à comparer sur un temps navigation de 24 heures à toutes les allures.
Le tracking de la course est disponible sur le site et pour chaque bateau d'une classe, à chaque instant l'on dispose de la distance au premier (DTL) encore en course. Si l'on prend soin de comparer les trois bateaux à la même heure, cette valeur de distance au premier peut, en première approximation, permettre de calculer (en utilisant une variation de distance au premier entre deux bateaux sur une période temps) un différentiel de VMG (Velocity Made Good).