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Un matériau attractif : le bambou

Un matériau attractif : le bambou

Messagepar Laurent » 06 Jan 2013, 00:08

Bonjour,

on le surnomme "l'acier vert" de part ses qualités physiques, mécaniques, et la ressource qu'il représente.
Ce matériau, exotique et plutôt insolite voici quelques années, a pris place dorénavant dans notre habitat quoditien, que ce soit dans nos cuisines, sur nos sols, dans le mobilier.
Pour les bateaux, son entrée se fait plus timidement. Sorti des quelques mains-courantes en vente dans les magasins d'accastillage et une utilisation en vaigrage par certain nombre de plaisanciers, le bambou reste pour l'instant très anecdotique.
Ce matériau pourrait cependant conquerir le domaine nautique dans les années à venir et ce serait plutôt bénéfique au regard de ses nombreux avantages et qualités.
Son utilisation pour la fabrication de mâts commence à poindre,
cf Fabrication d'un mât en composite bambou/carbone
il me semble qu'il pourrait avoir tout son intérêt pour la réalisation des nervures d'une aile souple, avec des lamelles brutes de bambou pour les parties droites et du lamellé-collé pour les parties courbes.
cf Le bambou pour les nervures

Le texte qui suit est extrait d'une étude, intitulée "Etude, réalisation et analyse de poutres lamellé-collé en bambou", réalisée par Benoît Hargot, dans le cadre de son parcours au sein de l'école d'ingénieurs bruxelloise, l'ECAM.



Généralité


Le mot « bambou » provient du malais "mambu" qui signifie "bois indispensable".
Le bambou appartient à la famille des graminées à savoir des Poacées (tels le blé, le riz, le maïs), sous-famille des Bambusoidées. Cette sous-famille regroupe entre 1100 et 1500 espèces réparties entre 60 et 90 genres de bambous différents.

Image
Figure 1 : Les différentes parties du bambou


Le rhizome est le système racinaire qui détient les réserves nécessaires à la croissance de la plante. On distingue deux sortes de propagation : la sympodial et la monopodial. La première forme une touffe plus ou moins dense de rhizomes courts et épais. La deuxième, dite traçante, génère des rhizomes longs et minces.
Autour des nœuds du rhizome se développent les racines et bourgeons. Certains bourgeons vont se développer et sortir de terre sous forme de turions enveloppés par une gaine protectrice. En se développant, ils forment des chaumes (cannes), généralement creux et constitués de nœuds et d’entrenœuds. Cette alternance constitue différents caissons au moyen de diaphragmes (fig. 3).

Image


Observons les lignes verticales dans la paroi qui représentent les fibres (fig. 3). Elles sont déterminantes au niveau des propriétés mécaniques du bambou.
Certaines espèces ont un chaume pouvant atteindre 35 m de haut et un diamètre de 25 à 35 cm. D’autres ne dépassent pas le mètre (en hauteur) et le centimètre (en diamètre). Contrairement aux troncs d’arbres se développant sur leur diamètre, le chaume se déplie comme une canne télescopique, à un rythme qui varie selon les espèces et conditions de croissance (jusqu’à un mètre par jour). Il atteint ainsi ses dimensions définitives en une saison.
La floraison reste le phénomène le plus mystérieux des bambous. Elle se produit à des intervalles de temps très longs et irréguliers, souvent de manière synchronique dans le monde entier pour une espèce bien définie, et cela, indépendamment de l’âge de la plante. Après avoir fleuri, les chaumes se dessèchent et meurent.
Le bambou se développe spontanément en Afrique, en Océanie, davantage encore en Asie et en Amérique. Il s’est adapté à de nombreux climats et températures (jusqu’à -20°). On le retrouve dans des écosystèmes très divers, également à des altitudes extrêmes (jusqu'à 3000 m dans l'Himalaya).


Ces qualités écologiques sont un formidable atout pour répondre aux actuels défis environnementaux : croissance rapide, rendement à l’hectare de plus du double de ceux connus pour le bois (jusqu’à 20-30 [T/(ha.an)]), alternative aux bois exotiques (déforestation), grande résistance à la sécheresse et à la pollution, assainissement des sols et épuration des eaux usées, un système racinaire à rhizomes empêchant l'érosion des sols, haut rendement photosynthétique, assimilation des carbones et production d’oxygène, formation de bosquets et de reboisements attirant diverses espèces d'oiseaux et d'animaux, source alimentaire (pousses souvent comestibles), etc.


La consommation énergétique nécessaire à la production rapportée à l’unité de résistance du matériau nous montre encore un avantage écologique loin d’être négligeable en faveur de l’utilisation du bambou (tab.1).

Image

Il faut néanmoins rester prudent avec les valeurs avancées. Il est évident que l’énergie de production du bambou est de loin inférieure à celle de l’acier voire du béton. Cependant, le facteur confinement est déterminant. En effet, ce tableau se base sur l’utilisation de cannes de bambou. Or, c’est la fabrication de panneaux et planchers qui représente en volume la plus importante exploitation du bambou. Et l’énergie nécessaire à leur fabrication est naturellement bien plus importante que pour la production d’une simple canne.





Propriétés mécaniques

Le bambou, au même titre que le bois, est composé de cellulose, lignine et hémicellulose. Les celluloses sont la principale source de propriétés mécaniques du bambou et du bois. Sa structure moléculaire est définie par trois plans perpendiculaires. Le premier est constitué de nombreuses et fortes liaisons hydrogènes, le second par de plus faibles forces « Van der Waals » et le troisième par des liens covalents. L’observation de cette structure explique l’anisotropie du comportement de ce matériau. La résistance à la traction de la cellulose est évaluée à 8000 N/mm2.
Le chaume est constitué de 55% de cellules de stockage, de 35% de fibres pour la résistance, de 10% de tissus conducteurs d'eau et de sucre. Le pourcentage de fibres est plus élevé dans les parties extérieures et inférieures du chaume. En voici une coupe transversale (fig. 4).


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Dans la couche externe du chaume, les vaisseaux sont plus petits et plus denses. Vers l'intérieur, ils sont plus gros et moins nombreux. Les tissus et les cellules vasculaires sont concentrés à l'intérieur tandis qu'à l'extérieur les fibres assurent la résistance. Ces dernières représentent 60 à 70% du poids des tissus.
Dans les entrenœuds, les faisceaux vasculaires sont axiaux, verticaux et parallèles entre eux. La plupart des faisceaux traverse directement les nœuds pour rejoindre les entrenœuds suivants. L’étude microscopique des nœuds révèle un caractère anatomiquement différent. En effet, certains paquets de vasculaires dévient de leur trajectoire à hauteur du nœud. Les uns dans la zone extérieure, se rassemblent et se lient à ceux de la branche. Les autres, dans la zone intérieure, se lient à ceux du diaphragme (fig. 5).

Image

Le nœud est le paramètre qui influe le plus sur les propriétés physiques et mécaniques du chaume. Des études sur les nœuds du bambou ont montré que bien qu’ayant une densité plus élevée que celle des entrenœuds, ils sont nettement moins performants au point de vue de leurs propriétés mécaniques. Cette contre performance serait causée par la présence de fibres plus courtes et de faisceaux vasculaires tordus.
Comme pour le bois, les propriétés physiques et mécaniques du bambou changent considérablement entre les différentes espèces mais aussi entre différents chaumes d’une même espèce.
Vu la grande variabilité du comportement mécanique, les caractéristiques sont classées sous forme d’extremum et de moyenne (tab. 2) du bambou en comparaison avec le bois. Ces valeurs ne prennent pas en considération le bambou vert, fraîchement coupé.

Image

On retiendra que les performances mécaniques du bambou sont en général largement supérieures à celles du bois. Ceci confirme l’intérêt de ce matériau dans ce projet.
La densité du bambou explique aussi la dureté et durabilité particulièrement intéressante qui permet d’envisager des applications extérieures, pour palier les divers problèmes d’entretien connus pour le bois indigène.
Grâce aux nombreux avantages du bambou, mécaniques et autres, on compte en milliers les applications qui lui sont réservées. Son utilisation dans la construction permet des réalisations telles que maisons, supports de coffrage, couvertures de toiture, échafaudages, ponts, charpentes, armatures de béton, planchers et panneaux reconstitués.


Image





Fabrication de planchers et panneaux

L’idée de cette étude provient de la constatation qu’il n’existe que peu d’activités industrielles exploitant ce matériau. C’est loin d’être le cas pour la fabrication des planchers et panneaux en bambou qui connaissent actuellement un essor extraordinaire. C’est à partir de ce genre d’éléments que l’étude a été réalisée.

La fabrication des planchers et panneaux de bambou fait appel à un processus bien particulier. Contrairement au bois, les dimensions des lamelles ne dépassent pas 20-25 mm de large, 10 mm d’épaisseur et environ 2,5 m de long. Aussi, fut-il nécessaire d’adapter la technique à ces nouvelles données.
La première étape consiste à récolter la matière première. Les plantes forment d’innombrables « forêts de bambou». Après 3 à 5 ans, les cannes arrivent à maturité et leur diamètre, longueur et épaisseur permettent de réaliser les lamelles souhaitées. Ensuite, les plants sont simplement coupés à leur base et élagués.


Image

Une fois arrivées à la manufacture, les cannes sont coupées à longueur voulue et fendues, puis lamellées à l’aide d’un outil appelé étoile.
Les lamelles sont ensuite assemblées en fagots et stockées à l’abri de l’humidité afin de sécher endéans les trois jours après la coupe.
Chaque lamelle subit un calibrage quatre faces. La peau extérieure de la lamelle est alors retranchée ainsi que la matière peu fibreuse du côté intérieur de l’autre face. Ensuite, ce sont les côtés qui sont rabotés pour laisser apparaître une section finale rectangulaire. Ce calibrage permet de standardiser les dimensions des lamelles et faciliter la suite des opérations.


Image

Le bambou est riche en amidon et sucre dont les insectes comme les mites sont friands. Une légère humidité fournirait un milieu propice pour la propagation de champignons.
Le traitement chimique emploie les préservatifs hydrosolubles tels que la formaline 0.5%, le sulfate de cuivre de Phénol+ 1 (1 de gamma : 2), chlorophénate 0.5% de penta de sodium et borax 1.5%. Les produits chimiques sont dissous dans l'eau. Les lamelles sont plongées dans ces solutions pendant 10 minutes.


Image


Un dernier traitement, accessoirement additionné au précédent est surtout utilisé pour la fabrication de planchers et panneaux. Il consiste à faire subir aux lattes un traitement thermique de vapeur d’eau à haute pression en autoclave. Aucun insecte ne résiste à ce traitement. Ce procédé permet aussi d’homogénéiser la couleur des lamelles.

Les lamelles sont ensuite séchées dans des fours à 70-80 °C pour être amenées à un taux d’humidité de 5 à 9 %, puis stockées dans des pièces tempérées. Ces étapes sont importantes pour garantir une bonne stabilité dimensionnelle.
La colle utilisée est l’urée formaldéhyde. La toxicité de ces colles est due aux émissions toxiques de formaldéhyde et de phényle, pouvant affecter le système nerveux. La norme européenne E1 limite les émissions à 3,5 mg/m2h. C’est de l’Aérolite UP4116, une poudre de résine à dissoudre dans l’eau, qui est utilisée pour les planchers. Le test selon EN 717-2 donne un résultat de 0,04 mg/m2h qui est largement inférieur à E1 et résiste aux tests mécaniques de haute adhérence de la norme américaine ANSI-3.


Image


Avant d’être pressées, les lamelles sont collées et agencées de manière à former entre elles le matériau voulu. Le tout est alors mis sous presse automatique à une pression verticale de 10 kg/cm2 et 2,5 en pression latérale ou l’inverse en fonction du type d’élément. Le temps de serrage est compris entre 5 et 10 heures (fig. 11). Une fois les lamelles collées et pressées, elles sont poncées afin d’arriver aux tolérances dimensionnelles.
Dans le cas éventuel de la fabrication de poutres lamellé-collé, certaines étapes sont cependant facultatives.
Quatre types de produits lamellé-collé différents ont été utilisés au cours de l’étude. Les trois premiers se différencient par l’agencement des lamelles. Le quatrième met en jeu un procédé de fabrication quelque peu différent de celui exposé précédemment.


Image



Le type Croisé, surtout utilisé lors de la fabrication de panneau afin de garantir la stabilité dimensionnelle dans les deux directions.

Image


Enfin, le type BamWood est sans doute le matériau le plus intéressant et prometteur pour les applications envisagées par cette étude. Il se différencie principalement des autres par la manière même dont il est fabriqué. Les lamelles utilisées sont plus « brutes » et permettent de mieux valoriser la matière. Elles ne nécessitent pas de calibrage ni même l’arrangement contraignant des autres types. Elles sont empilées plus ou moins aléatoirement dans un moule en étant préalablement enduites de colle puis pressées sous très haute pression. Après la prise de la colle, l’ensemble peut être démoulé et se présente alors sous forme de gros blocs. Les blocs sont ensuite coupés en planches (fig. 18).


Image


Mettons en évidence l’importance de la densité de fibres des lamelles. En effet, les fibres garantissent la reprise des contraintes appliquées sur le matériau. Dans ce projet de réalisation de poutres lamellé-collé, il est primordial d’accorder une attention particulière à ce paramètre. De lui dépendent les performances des poutres.



Image


La dispersion des fibres au sein de la section du type Horizontal se voit de façon plus marquée que dans le type BamWood qui d’une part a plus d’homogénéité et d’autre part a une densité sensiblement plus importante.
Nous avons des coupes histologiques (fig. 21) effectuées par le CRNFB (Centre de Recherche Forêt Nature et Bois à Gembloux) dans une planche de type BamWood. On y voit clairement les différents joints entre les lamelles de section variable. On peut observer aussi l’homogénéité de la dispersion des faisceaux vasculaires.


Image



Articles annexes :

- Le bambou par wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bambou
- Fiche technique :
Bambou : http://www.acbois.fr/files/Fiche_technique_Bambou.pdf
Chène : http://www.acbois.fr/files/Fiche_technique_chene.pdf



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Re: Un matériau attractif : le bambou

Messagepar Laurent » 06 Jan 2013, 01:24

Le bambou : facteurs environnementaux, développement durable.
Ses atouts majeurs.

(faire de la voile tout en préservant l'écosystème de la planète, c'est mieux… :D )


Des qualités physico-chimiques impressionnantes

  • Soumis à des tests de compression, de cisaillement, de tension et de flexion, les bambous de construction (Stenotachya, Guadua en particulier) sont toujours plus - voire beaucoup plus - performants que le Douglas, bois de construction de référence
  • Correctement assemblées, les structures en bambou sont résistantes aux séismes et ouragans
  • Riche en silice (cannes récoltées à maturité - 3 à 4 ans - lorsqu'elles sont moins riches en eau et en sucre) le bambou est 30% plus dur que le chêne. Comme le chanvre, il n'est pas attaqué par les termites et il résiste mieux que les bois de construction (hormis bois exotiques précieux) aux attaques d'insectes et moisissures
  • Le bambou est plus résistant à la combustion que le chêne et le Douglas



De forts rendements

  • Rendement productif de matière première de construction : 20 fois supérieur à celui des arbres 
Dans la région de Chittagong, en Birmanie orientale, on a trouvé une densité de 3.000 à 9.000 cannes à l'hectare, et dans un autre peuplement une moyenne de 15.000 cannes par hectare dans un assolement triennal (Ahmed, 1954). 
Des pesées expérimentales, qui ont été effectuées dans la région avec Melocanna bambusoides, ont montré que 1.000 tiges entières pesaient 4,5 tonnes en vert ou 2,6 tonnes séchées à l'air. Ces chiffres donneraient des poids de 3 à 9,5 tonnes par acre (0,4 ha) pour les tiges séchées à l'air et 38 tonnes métriques par hectare, pour un assolement triennal sur la base des dénombrements précités. (Source FAO)
  • Récolte chaque année (après 7 années de plantation), contre 30 à 50 ans pour les arbres
  • Régénération naturelle
 


Le bambou a de multiples avantages au niveau environnemental

  • Fixe 30% de plus de CO2 que les arbres. Jusqu'à 12 tonnes de CO2/ha/an (3 tonnes pour une forêt de feuillus) et libère de ce fait plus d'oxygène
  • Améliore l'infiltration de l'eau dans le sol (2 fois plus qu'une forêt de feuillus)
  • Limite l'érosion des sols (réseau racinaire très dense sur 60 centimètres de profondeur)
  • Limite de lessivage des sols (infiltration en profondeur de nutriments... ou polluants)
  • Restaure des sols appauvris
  • Participe à l'élimination de certaines toxines du sol (phyto-remédiation)
  • Pompe l'eau du sol quand elle est disponible en surface, sans assécher les nappes phréatiques
  • Culture nécessitant peu ou pas d'engrais, pas de produits phytosanitaires
 
Des structures bambou pour un développement durable

  • Faible consommation d'énergie. Le bambou a une bien meilleure balance énergétique* que d'autres matériaux de construction. Il faut 8 fois moins d'énergie pour créer un bâtiment en bambou, qu'en ciment, pour une même capacité (Roach 1996) : 

Acier : 1500 
Ciment : 240 
Bois : 80 
Bambou : 30

  • Economie de temps, rationalisation transport
  • Proximité zone de culture/zone de transformation : maintien du tissu social
  • Recyclage facile


Source : generation-bambou.org
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Re: Viste de la bambouseraie de Prafrance.

Messagepar Laurent » 06 Jan 2013, 14:32

La bambouseraie de Prafrance (connue aussi sous le nom Bambouseraie d'Anduze) est un jardin exotique situé à Générargues dans le Gard.
Unique en Europe par ses dimensions, la bambouseraie de Prafrance se situe dans un domaine d'une superficie de 34 hectares (le parc, seule partie ouverte au public, couvre à lui seul 15 hectares) à 11 km au sud-ouest d’Alès et à 2 km au nord d’Anduze. Elle contient des bambous plantés à partir de 1856 par Eugène Mazel. Dixit Wikipédia.

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Re: Un matériau attractif : le bambou

Messagepar Laurent » 25 Mar 2013, 11:45

Passons au choses sérieuses ! ;)

Je vous ai concocté une mini collection de PDFs, susceptibles de satisfaire les esprits les plus aiguisés.
L'information sur le bambou n'est pas si facile à trouver, il faut partir à sa recherche avec assiduité.



* * * *



En mise en bouche, je vous propose deux PDFs plutôt généralistes.

- Le premier aborde, photos à l'appui, les nombreux usages de ce matériau en devenir :
Bambou

-Le deuxième s'attarde un peu plus sur l'aspect environnemental :
Le bambou



* * * *



Voici maintenant trois thèses qui vous feront entrer dans des considérations bien plus techniques et scientifiques.

- Cette thèse intitulée "Application et modélisation du principe de la précontrainte sur des assemblages de structure bois" a été réalisée par Pascal Toussaint à l'Université de Nancy1.
Le bambou y est largement abordé.
Application modelisation structure bois

- Cette deuxième thèse réalisée par Do Thi Vi Vi au sein des Universités de Grenoble et Hochiminh Ville s'intitule "Matériaux composites fibres naturelles/polymère biodégradables ou non".
La fibre naturelle abordée principalement étant celle du bambou.
Materiaux composites fibres naturelles


-La troisième étude proposée a été réduite à la seule partie pouvant nous intéresser.
elle aborde le bambou dans sa capacité à remplacer le fer dans la structure béton. Ses qualités y sont donc présentées.
Préfabrication poutres béton-bambou



* * * *



Le bambou est utilisé dans la confection des arcs,
en occident depuis assez peu de temps,
mais c'est une tradition évidemment plus que séculaire en Asie.
Le lamellé-collé de bambou est donc un domaine maintenant bien maitrisé par les fabricants français d'arcs.

-Un petit dossier expliquant la réalisation d'un arc en lamellé collé de bambou :
Arc en lamellé-collé

-Pour les curieux, une histoire de l'arc traditionnel japonais :
l'arc japonais

Sur le sujet bambou/arc, j'aurais d'autres informations à vous proposer bientôt.
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Re: Un matériau attractif : le bambou

Messagepar lebigor » 28 Mar 2013, 17:47

Bonjour,
Sans mettre en doute les qualités mécaniques du bambou, j'ai moi même voulu remplacer mais bambous en PVC par des naturels. Je n'ais pas mis en application ce projet car le peux de Junker que j'ai croise et utilisant ce matériau les avait tous strate afin d’éviter les casses qui d’après eux étaient fréquentes...
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Re: Un matériau attractif : le bambou

Messagepar Laurent » 29 Mar 2013, 10:48

Fabien, le message que tu nous délivres, c'est que le bambou, utilisé entier, n'est pas le matériau idéal pour le lattage des voiles de jonques.
L'aluminium est devenu le nouveau standard, en substitution.
Si j'ai mis ce sujet dans le rayon généralistes, c'est bien pour étendre son utilisation à d'autres usages, d'autres voilures, d'autres mises en oeuvres.
Son utilisation en archerie prouve que c'est tout de même un excellent matériau.
Qu'il s'agit d'utiliser à bon escient.

laurent.
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Re: Un matériau attractif : le bambou

Messagepar eric17 » 29 Mar 2013, 19:06

Tout à fait d'accord ! chaque fois que j'ai utilisé du bambou entier - en mer ou à terre - ça s'est fendu assez rapidement, et dans ce cas, les tiges perdent toute résistance et cassent. Mauvais séchage ? mauvaise date de récolte ?

Par contre l'usage du bambou refendu (cannes à pêche, archerie, mâts de voiliers) avec une bonne protection (epoxy) me parait de plus en plus intéressant.

Je viens de trouver un gisement, mais un peu trop tard : la pousse vient de redémarrer, et en pleine montée de sève ça doit pas être top...
Dans les pays tropicaux, ils ne donnent pas de date de coupe, puisque la pousse ne s'arrête jamais (j'avais posé la question sur un forum Philippin). Mais chez nous ça doit compter.

Séchage idem : il semblerait qu'un chauffage assez fort - assez pour faire brunir ou "flammer" les tiges- soit efficace (il y a eu un échange là dessus sur un des forum Yahoo praos, microcruiser, Bolger... je ne sais plus). Certains conseillent de faire des trous, juste au dessus des nœuds, et la plupart des utilisateurs suggéraient des "brêlages" verre-epoxy ou cordage-époxy sur les entre-nœuds.
Pour le bambou reconstitué des planchers et CP, il semble qu'on applique systématiquement un bain, qui permet d'éliminer les sucres solubles, première cible des champignons, puis un séchage/étuvage : j'aimerais autant un séchage plus long à l'air libre, sauf que comme tout le monde je suis pressé :-/
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Re: Un matériau attractif : le bambou

Messagepar Laurent » 30 Mar 2013, 00:17

Quand on voit avec quelle facilité le bambou se fend pour en faire des sections, on peut penser que le bambou entier se désagrège assez facilement au niveau du mat lorsqu'il est utilisé en latte de voile de jonque.

Je me dis que pour une future structure d'aile, je verrais bien un simple lamellé deux plis, en préservant et situant vers l'extérieur la face externe du bambou.
L'archerie nous montre le chemin à suivre !
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Re: Un matériau attractif : le bambou

Messagepar eric17 » 30 Mar 2013, 11:28

c'est sur qu'avec 3 ou 4000 ans d'expérience, l'arc composite a un peu d'avance technologique !

Sais-tu quelle colle moderne est utilisée pour les arcs, Laurent ?
(la colle de tendon a fonctionné depuis l'arc assyrien jusqu'à l'époque moderne, mais sa résistance à l'eau ne doit pas être parfaite). Epoxy souple ? (quelles références ?).
Dudley Dix et Roy Mc Bride ont récemment relancé le débat sur les colles pour les mâts , mais je ne suis toujours pas convaincu de la supériorité de la résorcine ...
http://ckdboats.blogspot.fr/2013/03/mast-building-glues.html
http://www.duckworksmagazine.com/06/howto/birdsmouth/index.htm

Même question pour les scarfs (et le décalage des nœuds : là ce sont les fabricants de canne à pêche qui ont le savoir faire, je pense).

Et il reste toujours la question du choix de la variété de bambou, là je nage complètement :(

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Re: Un matériau attractif : le bambou

Messagepar Laurent » 30 Mar 2013, 11:45

Pour ce qui me concerne , il n'y a pas d'hésitation.

la résorcine est une très bonne colle, mais elle coute fort cher dorénavant.
je suis allé voir récemment le prix de cette colle et j'en suis tombé baba !
Nettement plus chère qu'une résine époxy de qualité.

A mon avis , une résine époxy sera parfaite à condition d'utiliser une résine de stratification.
Dont la fluidité permettra, [en démarrant par une imprégnation généreuse de résine pure, des deux faces à coller, d'attendre et éventuellement re-imprégner avec nouvelle attente, puis de charger un peu la résine pour établir un film un peu plus épais juste avant mise en contact et serrage] d'assurer l'adhérence d'un matériau très dense avec lui même.

* * *

Les constructeurs amateurs d'arcs utilisent l'époxy ou la résorcine.

j'ai trouvé de l'info concernant les meilleures variétés de bambou.
je vous livrerais tout cela lorsque j'aurais un peu de temps pour rassembler l'information un peu éparpillée…
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Re: Un matériau attractif : le bambou

Messagepar BAMBOU THAILANDE » 17 Aoû 2013, 07:57

Bonjour ,
Je fournis toute quantité de lattes de bambou , de lamelles ou de mat comme celui de mat de verre , poudre de bambou , fibre de bambou .
Nous sommes installés en Thailande depuis 2 ans , et pouvons vous envoyer sur votre mail photos et infos .
Je suis dans le composite et plasticien depuis 35 ans .
Bonne journée

Marc[/b]

marcomalvy@gmail.com
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Re: Un matériau attractif : le bambou

Messagepar emmad0387 » 03 Sep 2013, 19:55

Bonjour,
Le bambou est un matériau très intéressant en effet, en plus d'être écologique, il promet de la qualité. Sinon pour le choix du bambou cela dépend de la façon dont on veut l'utiliser car il y a plusieurs variétés de bambou. Pourrais je avoir un prix estimatif de lattes et lamelles de bambou?
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Re: Un matériau attractif : le bambou

Messagepar Mandalay » 29 Mar 2014, 17:05

Bonjour à tous,

C'est avec plaisir que j'ai découvert VOILES ALTERNATIVES, il y a peu de temps.
Depuis un peu plus de 35 ans, je suis professionnel (architecture et construction navale bois, techniques contemporaines bois+époxy).
Depuis belle lurette, deux "grands" sujets m'attirent.
D'une part, l'utilisation du bambou comme matériau structurel - d'autre part la voilure chinoise occidentalisée et ses évolutions, ainsi que l'optimisation de la voilure carrée et ses applications aux voiliers de petites tailles.
Petite précision, je navigue aussi souvent que possible en Norvège (... tout là-haut dans le Nord du Nord, région de Tromsö) à bord de Norlanbat traditionnels gréés carré.

En ce qui concerne le bambou, les 3 ou 4 espèces utilisables en construction navale tombent sous la dénomination scientifique Phyllostachys Pubescens (dits aussi bambou géant).
Les performances mécaniques connues concernent les espèces cultivées en Chine N.E. - les bambous introduits et plantés ailleurs, semblent avoir des caractéristiques différentes, dues -probablement- à la chimie des sols.
Ce phénomène est connu et l'exemple du pin des landes (qui au départ est un pin d'Oregon transplanté dans le S.O.) est significatif - l'Oregon (d'origine américaine) est un excellent bois de marine et de mature, tandis que le pin des landes -en marine- n'a que peu d'intérêt.
En construction navale, seuls les placages (ou tranchés) de bambou sont utilisables avec recours aux techniques de lamellé-collé fin (bois moulé) et très sérieusement traités à l'époxy à formulation marine (West system, Sicomin, ou similaire).
En Europe, ce bambou en feuilles est disponible habituellement en 0.6mm, 1, 3 et 5mm et aux dimensions courantes des feuilles de cp marine.

Ceci permet de se "faire" son propre contreplaqué à l'échantillonnage voulu, ... à plat, aux longueurs souhaitées et par collage/stratif. sous vide.
Scarfs sur 12 fois l'épaisseur du pli, avec aboutages soigneusement décalés entre les différents plis et entre les zones nodales du bambou.

Trois ou quatre grands noms (des multinationales) se partagent le marché du bambou, et le diffusent par des réseaux locaux de revendeurs.
Revendeurs sans doute compétents en matière de bâtiments, de terrasses, de parquets et d'escaliers, ... mais absolument "nuls" en matière de constructions navales.
Sont à oublier toutes les propositions de chevrons, de panneaux pseudo-massifs, etc...
A oublier aussi, tous les bambous traités "haute densité" (+/- 1300kg/m3).

A+
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Re: Un matériau attractif : le bambou

Messagepar Mandalay » 10 Avr 2014, 09:04

Quelques mots encore à propos du bambou, avant de retourner aux voilures alternatives qui sont l'objectif premier de ce forum.
Pour ceux qui sont intéressés par les applications du bambou en construction navale, je vous signale deux sites à voir :
http://www.bambooschooner.com/
http://www.sailfeed.com/2013/11/theres-this-boat-coracle/

Tous deux traitent de la construction en 2009/2010, en Afrique du Sud, de CORACLE.
Le "bébé" a été lancé en janvier 2011.
Coracle est une goélette de 20m au pont, dont les lignes et la voilure sont proches de celles de la goélette America (... qui a donné son nom à la coupe) dessinée en son temps par George Steers.
Construction en strip planking bambou-époxy - des dizaines de photos sont publiées sur bambooschooner.com, et illustrent les différents stades d'avancement de la construction.
Parce qu'étant professionnel, je ne commenterai pas ces photos, ... par contre, et c'est le but de ce message, elles illustrent l'application du bambou comme matériau de construction navale.
Application à un voilier océanique de grandes dimensions, et non pas à un proto d'essai et de taille très réduite.
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Re: Un matériau attractif : le bambou

Messagepar Laurent » 10 Avr 2014, 10:10

Merci pour toutes ces informations complémentaires, forts instructives.
Les feuilles de bambou pour faire son propre contreplaqué (ou autre usage), aurais tu une adresse à nous communiquer ?

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Re: Un matériau attractif : le bambou

Messagepar Mandalay » 10 Avr 2014, 13:28

Voici quelques adresses utiles pour le bambou.

Petites remarques en préambule.

La plupart des adresses communiquées se situent hors de France.
Rien d'anormal à cela, dans la mesure ou les pays d'Europe du Nord constituent les marchés et les débouchés principaux pour les importateurs, ... qui sont des multinationales.
Ces importateurs ont tous leurs réseaux de distribution, et un e-mail ou coup de fil, suffit pour obtenir les coordonnées, tenues à jour, des points de vente locaux (ou régionaux).

Bien spécifier l'espèce voulue de bambou (phillostachys pubescens ou bambou géant), dont le nom plus courant est le bambou "moso".



Lamboo-Europe (filiale d'un grand groupe US spécialisé) :
.. en Autriche - siège EU Salzburger strasse 25a
5084 Grossgmain - Austria (+49) 40 75364961
.. aux Pays-Bas Deltalaan 11
3363 AB Sliedrecht - Nederland (+31) (0) 623054854
.. Grande-Bretagne Jasmine close 39
Working Surrey GU 21 3RQ Great-Britain (+44) (0) 7515356862
à considérer : placages (veneers) série "élite"

http://www.lamboo-europe.eu

Crown Bamboo Haidelweg 48
81241 München - Germany (+49) (0) 8315656459
http://www.crownbamboo.com/fr
à considérer : contreplaqué à une couche.

Moso International
.. aux Pays-Bas de Marowijne 43
1689 AR Zwaag - Nederland (+31) (0) 229265732
.. en Espagne edificio CIM Vallès
c/calderin s/n 3-2
08130 Santa Perpetua de la Mogoda Barcelona (+34) 935749610
à considérer : placages fins et/ou épais et placages DVMP/Moso.

site très détaillé http://www.moso.eu

Bambou France 16 rue du Bois Baron
69220 Belleville (0)4 74075688
http://www.bamboofrance.com

Bambootouch avenue du commerce 33
1420 Braine l'Alleud Belgique (+32) (0) 23845877
www. bambootouch.com

En France, toutefois sans être spécialisé dans le bambou :

Ober Longeville en Barrois
55014 Bar-le-Duc cedex (0) 3 29767778
fabricant du 3D ply OBERFLEX (bambou disponible) soit 3 plis brut contrecollés et texturés - épaisseur fini 1.3mm.

Voilà pour un premier jet.
A bientôt
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Re: Un matériau attractif : le bambou

Messagepar Mandalay » 10 Avr 2014, 14:14

Désolé pour la présentation des adresses.
Ma mise en page "bien fignolée" n'a pas été suivie par la machine (au départ ou à l'arrivée ?).

Deux petits mots à propos de Lamboo.
Cette entreprise a financé l'étude d'un runabout de prestige - construction tout bambou - devant servir d'annexe pour mega-yachts.
A ce jour, aucune information n'a filtré au sujet du R-1(nom de code du projet).
Rendus 3D et croquis sur le site Lamboo.
A+
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Re: Un matériau attractif : le bambou

Messagepar eric17 » 23 Avr 2014, 11:55

une question : est-ce que les collages de ces lattes de bambou (pour faire des tasseaux, des planches ou des feuilles) sont résistants à l'eau ??

(j'aurais pu mettre un bout de latte de parquet à bouillir et rebouillir, pour vérifier, mais j'ai donné mon dernier échantillon il y a peu ..)
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Re: Un matériau attractif : le bambou

Messagepar Mandalay » 03 Mai 2014, 18:25

Désolé pour le délai mis à répondre, mais des obligations professionnelles m'entraînent fréquemment bien loin.

Si vous utilisez du bambou en feuilles (tranchés, placages, etc ... ) et que vous réalisez vous-mêmes vos propres panneaux (par collage époxy, à plat et sous vide - west ou similaire), vous vous retrouvez dans une configuration de construction identique à celle du bois moulé, du cp marine.
Vous avez -dans ce cas- la maîtrise complète du matériau et de ses composants, et la technique du sous-vide (surtout à plat) ne présente pas de difficulté réelle.
Petit avantage supplémentaire, vous connaissez le "type" qui l'a réalisé, ... lol.

Le problème est très différent si vous envisagez de recourir à des panneaux de type contreplaqué "prêt à l'emploi".
Personnellement, je ne m'y risquerais pas.
Il faut considérer que les fournisseurs (chinois) de panneaux bambou ont adaptés leurs produits finis aux marchés et aux débouchés principaux qui sont les leurs, ... c-à-d à la construction (bâtiments divers) et à l'industrie du meuble et décors d'habitat, ... donc, sans aucune considération pour des utilisations marines, ni pour les normes spécifiques de collage (genre BS1088), etc ...
Les applications marines ne sont pas un marché de masse.

Voilà pour un premier jet,

A+
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Re: Un matériau attractif : le bambou

Messagepar Mandalay » 05 Mai 2014, 10:19

Petite suite au message du 03 mai.

à Eric,

Le recours a des placages fins ou à des équivalent-tranchés de bambou ne pose pas de problèmes particuliers.
Ces placages ne sont rien d'autre que des bois "massifs" de faibles épaisseurs (habituellement entre et 0.6 et 5 ou 6mm), ... donc aucune présence de collages.
Les seuls collages qu'ils auront à subir seront les vôtres, quand vous les traiterez par époxy pour applications marines, afin de les transformer en tasseaux, en lisses, en panneaux etc... pour répondre à vos besoins.

Donc, pour tout ce qui est placage fin/tranché de bambou, la question de la résistance des collages à l'immersion ne se pose pas.


Pour les panneaux ou chevrons dits "massifs" présentés par les importateurs, les choses changent du tout au tout.
Ces panneaux et chevron n'ont de massif que le nom ... ce sont -en pratique- des contreplaqués réalisés sur les lieux de production/transformation et destinés à des utilisations de type parquet, planchers pour bâtiments ou pour terrasses, etc...
Aucune application marine de ce genre de produits n'est à envisager (ils ne sont ni conçus, ni prévus pour cela).
A PROSCRIRE SANS APPEL.
Sinon votre test de 24h dans l'eau bouillante, vous donnera des cauchemars pour les vingt prochaines années.
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